La ptite souris du Web

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Comme au cinéma - petite fable judiciaire de Hannelore Cayre

 Résumé de l'éditeur : Parfois dans une société organisée il arrive que des mondes se télescopent. Le flamboyant Étienne Marsant a été une immense star avant son infarctus. Aujourd’hui il ne boit plus, ne fume plus, ne tourne plus, il s’ennuie et accepte de présider un festival de cinéma de seconde zone à Colombey-les-Deux-Églises. Tout près, à Chaumont, s’ouvre le procès d’Abdelkader Fournier, un petit voyou qui a cambriolé une douzaine de succursales bancaires armé d’un faux revolver et de beaucoup de fair-play. Le terrible président de la cour d’assises surnommé le boucher de la Haute-Marne est bien décidé à le faire enfermer à perpétuité. Son avocat, ténor du barreau dépressif, rêve de raccrocher la robe. Devant l’injustice manifeste du président et son habileté à manipuler témoins et jurés, il décide de se retirer. Tous les projecteurs sont allumés, le spectacle peut commencer.

Fidèle à son style percutant et caustique, Hannelore Cayre a, dans cette fable judiciaire, tiré un trait d'’union entre deux mondes qu'on n'imaginait pas si proches….

 

Mon avis : J'ai reçu ce livre dans le cadre de l'opération Masse critique en lien avec babelio. Au départ et à la lecture du résumé, je pensais entrer dans une intrigue policière avec un gros suspense. Pas du tout ! D'enquête policière, il n'y en a pas ! Par contre on découvre une multitude de personnages qui donne un bon panel des habitants français. Les quatre premiers chapitres font une présentation chacun d'un ou deux personnages importants de l'histoire. On y découvre un petit portrait psychologique à travers un moment précis de leur vie juste avant le début de l'intrigue.

 

L'intrigue en elle -même est très simple. Abdelkader Fournier est un jeune homme qui passe en appel, suite à son procès pour 12 braquages de banque. Il est jugé par le juge Anquetin surnommé le boucher de la Haute-Marne, juge antisémite qui donne en général perpet aux accusés magrehbins. L'avocat général ne peut pas le sentir mais part une semaine après le procès (il a eu sa mutation sur Paris). Ce n'est donc qu'un mauvais moment à passer. L'avocat de la défense ne souhaite qu'une chose : raccrocher sa robe au vestiaire.

Le procès se déroule à Chaumont et, à quelques kilomètres, ce tient un festival de cinéma, présidé par Etienne Marsant, ancien grand acteur, qui n'en peut plus de sa femme. Il est descendu dans un hôtel où est employé Sylvie, qui rêve de partir de ce trou perdu.

 

Toute l'intrigue se trouve dans les relations qui vont se nouer entre ces différents personnages autour du procès. C'est magnifiquement mené. Même si à certains moment je me suis demandé où voulait nous emmener l'auteur, j'ai apprécié les nombreux rebondissements qui semblent étonnament logiques car on connaît les personnages. Je n'ai pas été surprise plus que ça par leurs réactions. Elle sont naturelles.

Ceci dit certains passages semblent quand même un peu gros.

J'ai passé un très bon moment avec ce livre. L'auteur nous livre là une vision de la justice comme une grande farce, un grand jeu d'acteur et c'est agréable.

 

Un grand merci aux éditions Métailié pour l'envoi de ce livre et à Babelio pour proposer ce genre de partenariat.

 

Cayre, Hannelore. Comme au cinéma, petite fable judiciaire. Métailié, 2012



26/10/2012
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