La ptite souris du Web

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Je préfère qu'ils me croient mort d'Ahmed Kalouaz

511u7WJvZUL._SL160_.jpg Résumé de l'éditeur : Chaque année, des centaines d'adolescents quittent l'Afrique pour l'Europe, avec l'espoir de devenir footballeurs professionnels. Ils tombent parfois entre les mains de recruteurs véreux, qui leur font miroiter les grands clubs, l'Inter Milan, Chelsea, Marseille... avant de les abandonner. Voici, raconté par Ahmed Kalouaz, le destin bouleversant de l'un d'entre eux, Kounandi, qui s'envole un matin d'avril de Bamako pour Paris, des rêves de gloire plein la tète...

Ahmed Kalouaz est un écrivain français né en 1952. Il a publié plus d'une trentaine d'ouvrages. L'auteur explore tous les genres, allant de la poésie aux nouvelles, du roman au théâtre, en passant par les textes pour la jeunesse.

 

Mon avis : Nous suivons ici le voyage de Kounandi, repéré en Afrique par un blanc, qu'il pense être un agent de football. Ses parents et ses voisins vont utiliser toutes leurs économies pour qu'il puisse un jour être un grand champion dans un grand club européen. Ils croient aux boniments de ce blanc bien mis.

Malheureusement, en arrivant en France, Kounandi et les autres jeunes Africains venus avec lui, sont abandonnés dans un hôtel, sans argent et sans papier. Ils vont passer de main en main, jusqu'à se retrouver sans avenir.

La narration est à la première personne. Cela nous permet de comprendre l'état d'esprit de ces jeunes ayant un rêve un peu fou : devenir de grands joueurs de football, pour sortir de la misère au pays et pouvoir envoyer de l'argent à leurs parents. Mais le rêve français n'est pas si beau que cela. Et commence alors une réflexion autour de la nécessité de faire croire aux familles que tout va bien. Jusqu'à ne plus leur donner de nouvelles et les laisser croire que nous sommes morts pour ne pas faire rejaillir la honte de l'échec sur eux.

 

C'est une histoire dure et malheureusement vraie pour des centaines de jeunes Africains tous les ans. C'est un traite des nègres moderne, qui n'est pas encore suffisamment dénoncée. Un grand cri d'humanité !

 

Kalouaz, Ahmed. Je préfère qu'ils me croient mort. Rouergue, 2011

 



21/09/2013
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